Plusieurs semaines éprouvantes sur les marchés d’actions européennes sont l’occasion pour Ginjer de préciser sa stratégie et son positionnement

par | Août 8, 2014

En premier lieu, il est utile de rappeler que nous suivons une stricte politique de gestion des risques assise sur l’observation du développement des interactions, soit, notamment, les constructions de positions acheteuses ou vendeuses issues de la vente de produits complexes. Nous avons en effet mis en évidence dans le cadre de nos recherches les liens mécaniques qui existent aujourd’hui entre la construction de produits financiers synthétiques (e.g., CDS, volatilité, options,…) et leurs nécessaires couvertures associées en période de stress. La surveillance de ces phénomènes récurrents et à présent structurels permet d’améliorer la gestion des risques orientée de manière fondamentale.

Dans ces conditions, comment expliquer notre exposition actions significative dans un marché qui exprime une forte aversion au risque?

Il est à noter que nous avons déjà éprouvé ce type de scénario dans le cadre de notre processus de gestion.

En effet, la relative stabilité de nos balises d’alertes en dépit d’une forte pression baissière, correspond étrangement à ce que nous avons vécu entre mars et juin 2012 où le marché avait perdu près de 15% alors que nous construisions une position à l’achat.

Bien que les raisons soient distinctes, notre diagnostique de la situation reste le même et nous intime de rester à l’achat.

La relative stabilité de nos signaux liés aux interactions à des niveaux très faibles (entre 0 et 1 sur une échelle de 0 à 5) suggère que la baisse est ponctuelle et entretenue par des acteurs traditionnels dans une lecture classique des tensions en cours (e.g., prise de bénéfice dans un contexte déprimé, réduction de l’exposition aux actifs risqués face à une montée des risques géopolitiques, etc.). De fait, nos travaux montrent qu’il n’y a, à ce stade, que peu ou pas de relais à la baisse, que cela soit de la part d’acteurs venant couvrir leurs engagements, ou même de flux spéculatifs. La poursuite de la baisse nécessiterait une capitulation définitive de l’ensemble de la communauté financière.

Plusieurs éléments sont à noter s’agissant des causes de cette baisse :

1/ une absence de discrimination dans les secteurs touchés avec même une tendance à vendre les plus performants sur le plan de leurs récentes publications,

2/ un amoncellement de perturbations originées par des données macro-économiques hétérogènes,

3/ suivis de craintes sur la fin de la politique accommodante américaine,

4/ et parachevés par des tensions géopolitiques au plus haut de l’année, avec en point d’orgue le spectre d’une nouvelle guerre froide déjà implicite.

Dans ces conditions, l’expression récente d’une certaine inquiétude et ses conséquences dans des marchés creux sont compréhensibles en l’absence des premiers effets et agissements de la banque centrale européenne qui a donné son tempo post-estival.

Bien entendu, le choc exogène, propre à un scénario de conflit mondial généralisé génère une peur légitime, mais dont les effets immédiats et concrets, notamment sur le plan économique, sont de notre point de vue fantasmés.

En conclusion, l’amplitude du « sell-off » correspond bien à une certaine panique de la part d’acteurs traditionnels, non encore secondés par des acteurs à un fort levier venant couvrir leurs engagements, qui sont de notre point de vue les plus puissants et dangereux dans la mise en place d’un flux vendeur durable.

Ainsi, à la fois sur le plan de la cause de la baisse que de son prolongement, nous restons positionnés à l’achat car nous pensons que le marché peut remonter encore plus vite qu’il n’a baissé. Il suffirait que les rumeurs de velléités russes s’estompent pour que les opérateurs fassent de nouveau une analyse rationnelle de la situation et notent que :

1/ la baisse des marchés intègre déjà largement l’effet des sanctions économiques,

2/ les valorisations des sociétés européennes sont redevenues basses, voire très basses relativement à celles du reste du monde,

3/ les sociétés européennes vont bénéficier au 2ème semestre d’un effet devise favorable leur permettant de capter une partie de la croissance américaine, en pleine accélération,

4/ les sociétés européennes vont en conséquence redevenir des cibles de choix pour des opérations de fusions/acquisitions.

Les ventes « sèches » que nous avons constatées cesseraient naturellement puisqu’elles n’auraient plus, ni relais fondamentaux, ni relais mécaniques (les acteurs de protections massives dans le marché étant toujours absents).

En synthèse, nous sommes confiants sur l’issue de cette année 2014 en dépit d’un été bien mal entamé et maintenons nos objectifs de progression et de volatilité pour le fonds.

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